
Audit Sécurité Cloud : Protégez Votre Infrastructure AWS, Azure et GCP
La migration vers le cloud a changé les règles du jeu pour les entreprises françaises. AWS, Azure et GCP apportent de la flexibilité, mais aussi des surfaces d'attaque que les outils de sécurité classiques ne couvrent pas. Le chiffre qui résume la situation : 95 % des incidents cloud viennent d'erreurs de configuration côté client, pas de failles chez le fournisseur. Autrement dit, la majorité de ces incidents sont évitables. C'est pour ça qu'un audit sécurité cloud existe.
Ce que couvre un audit sécurité cloud
Un audit sécurité cloud passe en revue votre environnement sur plusieurs axes : gestion des identités et accès (IAM), sécurité réseau, chiffrement, journalisation, conformité réglementaire et gestion des vulnérabilités. Il s'appuie sur des référentiels comme ISO 27001, NIS2, PCI DSS et les frameworks propres à chaque fournisseur (AWS Well-Architected, Microsoft Security Benchmark, GCP Security Foundations).
La différence avec un audit SI classique, c'est le modèle de responsabilité partagée : le fournisseur sécurise l'infrastructure physique du cloud, mais tout ce qui tourne dans le cloud reste votre responsabilité.
Les 5 risques les plus fréquents en environnement cloud
1. Permissions IAM trop larges
C'est la première cause de compromission cloud. Un rôle IAM avec des permissions wildcard (*), des clés d'accès codées en dur dans le code source, pas de MFA sur les comptes racine : autant de portes ouvertes pour une escalade de privilèges.
Ce qu'on audite :
- Politiques IAM avec des permissions
* - Clés d'accès AWS non rotées depuis plus de 90 jours
- Comptes de service Azure/GCP avec des droits propriétaire permanents
- Absence d'Azure PIM ou AWS STS pour les accès temporaires
2. Stockage exposé publiquement
Les buckets S3 ouverts, les conteneurs Azure Blob accessibles anonymement, les buckets GCP mal configurés : ce sont les fuites de données les plus médiatisées, et souvent les plus bêtes. Un développeur active l'accès public pour déboguer, oublie de le couper.
Le minimum : bloquer par défaut l'accès public à tous les espaces de stockage, activer AWS Macie ou Azure Purview pour classifier les données sensibles, et déclencher des alertes automatiques dès qu'un bucket devient public.
3. Pas de journalisation centralisée
Sans logs, un attaquant peut naviguer dans votre cloud pendant des semaines sans être détecté. AWS CloudTrail, Azure Activity Log, GCP Cloud Audit Logs : c'est le strict minimum. Ces logs doivent ensuite être agrégés dans un SIEM (Sentinel, Splunk, Chronicle) pour permettre la corrélation.
4. Réseau cloud mal segmenté
Les Security Groups AWS trop permissifs (règles 0.0.0.0/0 sur le port 22 ou 3389), l'absence de NSG sur Azure, les VPC interconnectés sans inspection de trafic : tout ça réduit la défense en profondeur à néant. La référence aujourd'hui, c'est l'architecture Zero Trust (NIST 800-207).
5. Non-conformité réglementaire
RGPD pour toutes les entreprises françaises, NIS2 pour les secteurs critiques. Un audit cloud identifie les écarts : données au repos non chiffrées, rétention de logs insuffisante, absence de procédure de notification d'incident (72h pour le RGPD, 24h pour NIS2).
Ce qui diffère selon le fournisseur
| Domaine | AWS | Azure | GCP |
|---|---|---|---|
| Identités | IAM, Organizations, STS | Entra ID, PIM, Conditional Access | Cloud IAM, Workload Identity |
| Détection | GuardDuty, Security Hub | Defender for Cloud | Security Command Center |
| Conformité | Audit Manager, Config | Compliance Manager | Security Command Center |
| Stockage | S3 + Macie, KMS | Blob + Purview, Key Vault | Cloud Storage + DLP API |
| Réseau | VPC, PrivateLink, WAF | VNet, NSG, Azure Firewall | VPC, Cloud Armor, VPC SC |
Point Azure : pensez à activer le Soft Delete et la Purge Protection sur les Key Vaults. Les ransomwares ciblent spécifiquement les clés de chiffrement.
Comment se déroule un audit cloud avec SecuritGeek
Quatre phases :
- Cadrage et inventaire : cartographie des ressources cloud (comptes, régions, services actifs), identification des données sensibles.
- Analyse de configuration (CSPM) : revue automatisée et manuelle selon les benchmarks CIS et les référentiels NIS2/ISO 27001. Identification des dérives de configuration.
- Test d'exploitation ciblé : simulation d'attaques sur les vecteurs identifiés (escalade IAM, accès à des données via des buckets ouverts, mouvement latéral).
- Rapport et plan de remédiation : document priorisé par criticité (CVSS), plan d'action concret et accompagnement à l'implémentation.
Pourquoi c'est urgent en 2026
Les entreprises qui automatisent leurs contrôles de sécurité cloud identifient les brèches liées à une misconfiguration 80 jours plus vite que celles qui font des contrôles manuels. L'économie moyenne : 1,9 million d'euros par incident évité. En parallèle, NIS2 impose une responsabilité personnelle des dirigeants en cas d'incident non déclaré sous 24 heures.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un audit cloud et un pentest cloud ?
Combien coûte un audit sécurité cloud ?
Mon fournisseur cloud ne sécurise-t-il pas déjà mon infrastructure ?
Une misconfiguration peut tout changer
On peut lancer un audit cloud en 48h. Parlons de votre environnement.
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