L'audit Active Directory porte sur votre annuaire sur site : GPO, délégations, comptes à privilèges, tiering. L'audit Entra ID porte sur l'annuaire cloud Microsoft : MFA, accès conditionnels, invités, applications. Dans les environnements hybrides, des chemins d'attaque relient souvent les deux — le cadrage détermine lequel auditer en priorité.
À titre indicatif, à partir de 4 500 € HT pour un tenant unique de PME, le montant variant selon le nombre de comptes, d'applications connectées et la profondeur de la revue. Le cadrage initial fixe un devis ferme, sans surprise.
L'audit modifie-t-il la configuration de notre tenant ?
Non. La mission se déroule avec un accès en lecture seule : aucune modification de configuration, aucune interruption de service. Les corrections sont appliquées ensuite par vos équipes ou votre infogéreur, à votre rythme.
Du même annuaire. Microsoft a renommé Azure Active Directory en Microsoft Entra ID en 2023. Si votre documentation ou votre console mentionne encore Azure AD, l'audit couvre exactement ce périmètre.
Que vérifiez-vous sur les comptes à privilèges ?
Nous inventorions les administrateurs globaux permanents (Microsoft recommande d'en garder moins de cinq), l'usage effectif de PIM, le MFA appliqué aux comptes d'administration, les comptes de service synchronisés depuis l'annuaire sur site et les alertes associées. L'objectif : réduire le nombre de comptes capables de tout faire, en permanence, sans trace exploitable.
Faut-il des comptes d'accès d'urgence (bris de glace) dans Entra ID ?
Oui. Microsoft recommande au moins deux comptes d'accès d'urgence pour reprendre la main si l'authentification multifacteur, la fédération ou une politique d'accès conditionnel mal configurée bloque tous les administrateurs. Ces comptes sont uniquement cloud, protégés par une méthode résistante au phishing et exclus des politiques bloquantes. Chaque connexion déclenche une alerte, et leur bon fonctionnement est testé au moins tous les 90 jours. L'audit vérifie leur existence, leur protection et leur supervision.
Peut-on bloquer l'authentification héritée sans casser nos applications ?
Oui, en procédant par étapes. On identifie d'abord, dans les journaux de connexion, les comptes et appareils qui utilisent encore des protocoles hérités : anciens clients de messagerie, scanners, scripts. On déploie ensuite la politique de blocage en mode rapport seul pour en mesurer l'effet, on migre ou on isole les rares usages restants, puis on active le blocage. Sans accès conditionnel, les paramètres de sécurité par défaut bloquent aussi ces protocoles. L'audit vous remet la liste des usages à traiter avant la bascule.
Nos utilisateurs peuvent-ils donner seuls à une application l'accès à nos données ?
Par défaut, oui : un utilisateur peut autoriser une application à accéder à certaines de ses données, comme sa messagerie, sans validation d'un administrateur. C'est une porte d'entrée connue pour les applications malveillantes. Microsoft recommande de limiter ce consentement aux applications d'éditeurs vérifiés et aux permissions à faible impact, et d'activer un workflow de consentement administrateur pour le reste. Durcir ce réglage ne retire pas les autorisations déjà accordées : l'audit les passe donc en revue.
Un score Secure Score suffit-il pour auditer Entra ID ?
Le Microsoft Secure Score est un indicateur utile des réglages recommandés dans le tenant. Il ne remplace pas un audit : un audit passe aussi en revue la couverture réelle des accès conditionnels et leurs exclusions, les consentements invités et applicatifs dans votre contexte, les rôles à privilèges et le PIM, et livre un plan de durcissement séquencé avec preuves — ce qu'un score seul ne fournit pas.